Pain d’épices de Dijon
Le pain d’épices de Dijon trouve ses origines au Moyen Âge, mais c’est au XIVe siècle qu’il devient une spécialité emblématique de la ville, héritière d’un savoir-faire unique. Inspiré des pains au miel orientaux ou chinois (comme le mi-kong importé par les Mongols), il a été introduit en Europe par les Croisés. À Dijon, les moines cisterciens furent parmi les premiers à en développer la recette, remplaçant la pâte levée classique par un mélange de farine de seigle, de miel et d’épices précieuses (cannelle, anis, gingembre). Très vite, le pain d’épices devient une gourmandise recherchée, tant pour son goût que pour ses vertus digestives. Dès le XVIIe siècle, la ville de Dijon est reconnue comme un haut lieu de fabrication, et en 1796, une corporation des maîtres pains d’épiciers est officiellement fondée. Contrairement à certaines variantes du nord ou de l’est de la France, celui de Dijon se distingue par l’absence d’œufs, de beurre et de lait, ce qui lui confère une texture compacte et fondante, et une excellente conservation. Il est historiquement vendu en pains moulés ou en formats décorés pour les fêtes, et reste aujourd’hui encore un fleuron de la gastronomie bourguignonne.