Croissant au beurre
Le croissant au beurre, symbole de la viennoiserie française par excellence, possède une histoire aux racines austro-hongroises. Son ancêtre serait le Kipferl, un petit pain en forme de croissant consommé à Vienne dès le XVII? siècle. La légende veut que, lors du siège de Vienne par les Ottomans en 1683, des boulangers viennois aient créé un petit pain en forme de croissant pour célébrer la victoire contre les Turcs, en écho au croissant de lune présent sur leur drapeau. Ce serait ensuite August Zang, un officier autrichien, qui aurait introduit ce produit à Paris dans les années 1830 via sa “boulangerie viennoise”. Le succès fut immédiat, et les boulangers français se sont rapidement approprié cette recette en y ajoutant leur touche beurrée et feuilletée typique. Le croissant moderne, tel que nous le connaissons aujourd’hui — à base de pâte levée feuilletée au beurre, léger, doré, croustillant — ne prend véritablement sa forme actuelle qu’au XX? siècle, dans les grandes maisons parisiennes. Depuis, il est devenu un incontournable du petit-déjeuner à la française, à la fois simple et technique, incarnation du raffinement artisanal.